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Dépression

Il est très difficile de connaître l’incidence des troubles dépressifs dans la population car une grande partie des personnes dépressives ne consultent pas.
Certains pensent même que leur mélancolie permanente est un trait de leur personnalité et rien d’autre.
A l’inverse, de nombreuses personnes sont traitées avec des anti-dépresseurs alors qu’elles ne sont pas réellement dépressives.
Mais, l’Enquête suisse sur la santé (ESS) a mis en évidence que 5,2% de la population suisse non hospitalisée pour cette raison souffrirait de dépression majeure.(1)

Qu’est-ce qu’un trouble dépressif et comment le reconnaître?

Les troubles dépressifs font partie des troubles de l’humeur.
Selon leur sévérité, ils sont plus ou moins difficiles à diagnostiquer.
Pour un trouble dépressif majeur, le diagnostic impose la présence d’au moins 5 des symptômes suivants presque toute la journée et presque tous les jours dont au moins 1 des 2 premiers :

  • humeur dépressive
  • perte d’intérêt et de plaisir
  • perte ou gain de poids, perte ou gain d’appétit
  • insomnie ou hypersomnie
  • agitation ou ralentissement psychomoteur
  • fatigue ou perte d’énergie
  • sentiment de dévalorisation ou culpabilité excessive ou inappropriée
  • difficultés à penser, se concentrer ou se décider
  • pensées de mort ou idées suicidaires récurrentes (pas forcément tous les jours)

Bien souvent, les patients ne demandent un soutien que quand la dépression devient majeure et donc très handicapante au quotidien.
Pourtant ces symptômes peuvent être présents de manière plus aléatoire et peu sévère. Cela ne signifie pas l’absence de dépression.
Il faut donc être vigilant et ne pas hésiter à consulter rapidement.

Des tests peuvent aussi être réalisés afin de prendre conscience de certains symptômes. Ces tests existent en ligne comme le HAD par exemple, mais ne se substituent pas, bien sûr, à un avis médical.

La dépression est-elle purement psychologique ?

La dépression, comme toute pathologie liée au cerveau est à la fois psychologique et physiologique.
Si le déclencheur est psychologique, il aura de toute façon un pendant physiologique et vice versa.
Par exemple, une carence en sérotonine (neurotransmetteur, messager chimique du cerveau) pourra induire un syndrome dépressif associé à des difficultés à prendre du recul sur les évènements entre autre. Et à l’inverse, un stress installé depuis plusieurs mois entrainera des carences en sérotonine pouvant entraîner des symptômes de dépression sérotoninergique.
Il en va de même pour des dépressions de type dopaminergique (un autre neurotransmetteur) caractérisées par des difficultés de motivation, de concentration

La prise en charge des troubles dépressifs

Quand un syndrome dépressif devient majeur, il est plus souvent bien diagnostiqué et la personne sera le plus souvent suivie par un psychiatre.
Dans les cas moins sévères, les personnes consultent peu et pensent souvent que la situation va se régler d’elle-même. Pourtant, quel que soit le niveau de dépression, un soutien psychologique est souvent indispensable.
D’autres approches complémentaires présentent aussi un grand intérêt comme la sophrologie par exemple pour favoriser la relaxation du patient.
L’aspect physiologique pourra aussi être accompagné par un suivi neuronutritionnel.

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