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Cholestérol, diabète et maladies métaboliques

Le sujet des maladies métaboliques est central de nos jours.
En Suisse, les dernières estimations portaient à 4,8% la prévalence du diabète dans la population(1).
Il est également important de noter que maladies coronaires, AVC et diabète sont étroitement liés.
D’ailleurs, un nouveau concept a fait son apparition ces dernières années : le syndrome métabolique.

 

Insulinorésistance et diabète

Il existe différents types de diabètes.
Le diabète de type 1 est un diabète de type auto-immun se caractérisant par une destruction progressive des cellules productrices d’insuline dans le pancréas. Il apparaît le plus souvent dès l’enfance.
Le diabète de type 2 quant à lui est un diabète induit qui apparaît au terme d’un processus de mise en place d’une résistance à l’insuline.
C’est un diabète qui touche majoritairement des adultes et qui trouve le plus souvent son origine dans une mauvaise hygiène de vie.
Le développement exponentiel de la malbouffe ces dernières décennies associé à une baisse du niveau d’activité physique a largement contribué au développement de cette pathologie, même chez les enfants depuis quelques années.

 

Le processus d’insulinorésistance

Après l’ingestion d’un repas contenant des glucides, le pancréas secrète dans le sang de l’insuline.
L’insuline se comporte telle une clé qui se lie au récepteur de la cellule (serrure) et permet l’entrée du glucose dans celle-ci.
Le glucose présent dans le sang peut alors entrer dans le muscle ou le foie pour la production d’énergie ; ou encore dans le tissu adipeux pour la mise en réserve (transformation du glucose en triglycérides).

Mais quand une insulinorésistance s’installe, du fait d’une alimentation déséquilibrée, d’un manque d’activité physique, du stress ou de facteurs génétiques, le sucre s’accumule dans le sang et provoque une hyperglycémie (glycémie supérieure à 1.10g/l).
En réponse, la production d’insuline est stimulée. Comme les serrures fonctionnent mal ou sont saturées par l’excès d’insuline, on constate une hyperinsulinisme (insulinémie supérieure à 5 µIU/mL).

Peu à peu, la production d’insuline s’épuise et le diabète s’installe.

Cholestérol et dyslipidémie

Le cholestérol est un lipide très utile puisqu’il est constitutif de nos membranes et est le précurseur de différents éléments indispensables comme par exemple la vitamine D.
Il ne faut donc pas en avoir peur. Et même celui que l’on a coutume d’appeler à tort le mauvais cholestérol, le LDL Cholestérol, est indispensable à la vie.
Les triglycérides sont eux aussi extrêmement importants car ils permettent aux acides gras qui les constituent d’entrer dans nos métabolismes énergétiques et dans la mise en réserve des lipides.

Classiquement, les bilans sanguins s’intéressent à la répartition entre les taux des différents lipides dans le sang.
Pourtant les dernières avancées scientifiques en matière de micronutrition tendent à montrer que certains marqueurs comme le LDL oxydé et le rapport entre certaines protéines contenues dans les molécules de transport du cholestérol sont des indicateurs plus précis du risque cardio-vasculaire.

Plusieurs facteurs peuvent entraîner des dyslipidémies comme une mauvaise hygiène de vie, des facteurs génétiques, le stress
Les dyslipidémies sont aussi souvent le signe de mécanismes de régulation enrayés. Par exemple, le cholestérol alimentaire n’est souvent qu’un tout petit maillon de l’excès de cholestérol. En effet, nous fabriquons la majorité de celui-ci et quand les mécanismes sont défaillants, les taux augmentent, même en l’absence d’apports alimentaires.

Et, ce qu’il faut craindre en fait c’est la formation de plaques d’athérome, à l’origine de l’athérosclérose provoquant en cas de détachement des plaques à des infarctus et des AVC.
Contrairement aux idées reçues, ce processus n’est pas le seul fait d’une dyslipidémie.
En effet, si les lipides sanguins peuvent s’accumuler dans la paroi de nos vaisseaux, c’est parce qu’initialement, les vaisseaux concernés sont abîmés par le stress oxydatif : stress, radicaux libres, tabac, HTA…

Le syndrome métabolique ou syndrome polymétabolique

Depuis quelques années est apparu le concept de syndrome polymétabolique.
En effet, diabète, dyslipidémie et obésité font souvent ménage commun et des critères diagnostics de syndrome métabolique ont été établis incluant des marqueurs biologiques et des données cliniques : la glycémie, la tension artérielle, le taux de HDL-cholestérol, le taux de triglycérides, le tour de taille.

La prise en charge des maladies métaboliques

Une prise en charge hygiéno-nutritionnelle basée sur les connaissances scientifiques les plus récentes est indispensable, que l’on soit traité par médicaments ou non.
Et d’ailleurs, quand on est traité pharmacologiquement, certains effets secondaires peuvent être limités par un accompagnement micronutritionnel ciblé.

(1)http://files.chuv.ch/internet-docs/dml/dml_ud_diabete.pdf

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